Our review
On ne vient pas à Sidi Ghanem pour dîner, en principe. Iki change la donne : dans le quartier industriel de Marrakech, un petit comptoir épuré, comme on en trouve dans les ruelles japonaises, où un chef japonais travaille sous vos yeux. Le soir, c'est un menu omakase de douze plats, chacun expliqué, avec des poissons d'une fraîcheur nette et des saveurs tenues au millimètre.
On s'assoit au bar pour suivre le geste du chef, sa rigueur et sa dextérité ; la salle accompagne chaque service d'une explication, sans jamais réciter. C'est l'adresse des amateurs qui connaissent déjà l'omakase, des dîners à deux qui comptent, des curieux prêts à se laisser guider. Ce n'est pas pour une grande tablée bruyante, ni pour ceux qui veulent dîner en quarante minutes : ici, le rythme est celui de la cuisine.
Le bon créneau : le dîner au comptoir, de 19 h à 22 h, pour l'omakase complet. Le piège : y aller un dimanche ou un lundi, c'est fermé. Le bon plan : réserver en ligne, les places au comptoir sont comptées.



