Avis sur Musée Farid Belkahia : notre verdict
Ici, les tableaux ne sont pas sur toile. Farid Belkahia a martelé le cuivre pendant plus de dix ans, puis peint sur la peau tendue, teinte au henné et aux pigments naturels, et c'est ce parcours que raconte le musée installé dans son ancienne villa de la Palmeraie. Les salles, sobres, alternent murs sombres et murs blancs, et dehors, des sculptures en acier rouillé se dressent entre les cactus et les palmiers.
C'est la sortie des amateurs d'art moderne marocain, ou de ceux qui ont déjà vu Majorelle et cherchent un musée plus confidentiel. Le lieu est petit et calme, l'équipe prend le temps d'expliquer l'œuvre et son époque, et l'on boit un rafraîchissement au café du jardin avant de passer par la boutique. Ce n'est pas une visite à caser entre deux souks : il faut sortir de la médina, et le musée se savoure sans se presser.
Le bon plan : venir à vélo par la Palmeraie, le chemin est fléché depuis le musée de la Palmeraie voisin. Le bon créneau : le matin, dès l'ouverture à 9 h, pour profiter du jardin avant la chaleur ; le musée ouvre tous les jours jusqu'à 18 h.



