Avis sur Dar Cherifa : notre verdict
On pousse une porte au fond d'un derb de Mouassine et l'on tombe sur l'une des plus anciennes maisons de la médina : un patio haut de plusieurs étages, des stucs ciselés, des boiseries de cèdre, un décor contemporain de la médersa Ben Youssef. Depuis sa renaissance en 2000, Dar Cherifa est à la fois restaurant, galerie et scène, avec des photos aux murs, des concerts et des soirées de poésie.
C'est l'adresse d'un dîner à deux dans une alcôve, ou d'une pause au calme en pleine journée, loin de l'agitation des souks pourtant tout proches. La cuisine est marocaine traditionnelle : soupe, salades, tangia, tajines de bœuf ou d'agneau et couscous. Le service est souriant mais peut traîner, et certaines entrées manquent d'exécution. Ce n'est pas le restaurant d'un repas expédié ni d'un petit budget : on paie aussi la maison.
Le plat à commander : le couscous, généreux, le plus sûr de la carte. Le piège : les « guides » improvisés qui s'imposent dans les ruelles pour vous y mener puis réclament un pourboire ; l'adresse se trouve seule, au 8 derb Chorfa Lakbir. Le bon créneau : le soir, quand la maison s'allume aux bougies ; fermeture à 19 h le mercredi.



